20 janvier 2012

Chatel a dit...

A la rentrée de septembre 2012, il vaudra mieux pour les élèves de l'académie d'Aix-Marseille que leur enseignant ne soit pas absent et/ou qu'ils n'aient pas besoin d'un enseignant du RASED.

219, c'est le nombre de postes que l'académie doit rendre pour le 1er degré.

A la question "où les trouver ?", le recteur, J-P de Gaudemar, répond qu'il "utilisera les possibilités offertes par les postes hors les classes", dont les Rased, "mais pas seulement". "On va regarder de plus près les brigades de remplacement et toucher un peu aussi aux Rased".

17 emplois d'intervenants extérieurs en langue seront également supprimés au motif que les professeurs des écoles sont de plus en plus habilités en langues vivantes.

Mesures prises et reprises d'année en année jusqu'à leur disparition ? Aix-Marseille n'est pas la 1ère et ne sera sûrement pas la dernière à tailler dans le vif des effectifs du Rased et des brigades. Bonnes élèves, les académies appliquent mot pour mot les désiderata du Ministère et l'Académie de Nacy-Metz n'est pas en reste !

Cumul d’activités

Le rapport d’activité 2010 de la Commission de Déontologie de la Fonction Publique*, constate que « dans les trois fonctions publiques, la baisse sensible des demandes de mise en disponibilité entre 2008 et 2010 est concomitante à la forte hausse des demandes de cumul d’activités ».

Cela suppose donc que les agents qui auparavant auraient demandé une mise en disponibilité pour exercer une activité privée estiment à présent possible de l’exercer en cumul .

Les demandes de cumul d’activité ont progressé en 2010 de plus de 60% par rapport à l’année précédente, la plupart émanant d’agents de catégorie A, dont une proportion importante d’enseignants.

Les secteurs dans lesquels se concentrent le plus de demandes sont les suivants :commerce, petite restauration, bien-être, informatique et Internet, artisanat.

Une augmentation des demandes de cumul qui n’est sans doute pas sans rapport avec la baisse du pouvoir d’achat, le manque d’attractivité et les difficultés du métier d’enseignant…

*La CDFP est chargée d’examiner si les activités privées que les agents publics envisagent d’exercer ne sont pas incompatibles avec leurs précédentes fonctions.

19 janvier 2012

Carte scolaire 2012

Le Groupe de Travail concernant la carte scolaire, initialement prévu ce vendredi 20 janvier, est reporté au lundi 23 janvier 2012 à 9 heures à l'Inspection Académique.

Parmi les 367 suppressions de postes en Lorraine, le recteur entend supprimer dans le premier degré près de 72 postes rien que dans les Vosges. cela consisterait en la suppression de 61 postes de remplaçants, RASED,... et 10, 75 postes langues.

Une fois encore, la Lorraine et plus précisément les Vosges sont mis à sac dans cette politique éducative purement comptable !

Tous en grève mardi 31 janvier !

La Fédération Autonome de l’Education Nationale constate que le gouvernement a fait adopter un mauvais budget pour l’Education. Il maintient les fermetures de postes et refuse de revoir les nouvelles modalités d’évaluation des enseignants qui vont profondément changer la nature du métier de professeur.

La FAEN continue de dénoncer ces mesures et estime nécessaire de donner une suite à la journée d’action du 15 décembre 2011.

C’est pourquoi la FAEN appelle les personnels à répondre à l’appel lancé par la majorité des fédérations de l’Education nationale et à faire grève le mardi 31 janvier 2012.

De plus, la FAEN soutiendra toutes les actions locales qui seront mises en place pour dénoncer les fermetures de postes et leurs conséquences. Elle appelle à participer à la manifestation nationale qui aura lieu à Paris le même jour.

Paris le 18 janvier 2012

Marc GENIEZ, Co-secréraire de le FAEN

17 janvier 2012

Quand les Rased prennent un chemin itinérant

Dans le 1er degré, pour Olivier Dugrip, recteur de l'académie de Toulouse, l'effort de réduction d'emplois des enseignants se portera sur ceux qui sont hors la classe et plus particulièrement sur les Rased, indique-t-il lors d'une conférence de presse jeudi 12 janvier 2012.

Désormais, les Rased vont devenir un « dispositif ressource pour l'aide scolaire en accompagnement des équipes pédagogiques auxquelles ils vont apporter leur expertise », détaille Olivier Dugrip. Les Rased ne seront plus implantés dans les écoles mais dans l'une des 50 circonscriptions de l'académie et interviendront auprès des équipes pédagogiques et non plus auprès des élèves en difficulté.

Pour le SNEP-FAEN, la prise en charge - par les enseignants du Rased - des élèves en difficulté passe d'abord par le simple fait de sortir l'élève de la classe. Cette "rééducation" individuelle ou en petit groupe était un moment important pour ces élèves. Ce n'est pas aux enseignants spécialisés, et encore moins aux enseignants sur le terrain, de compenser des défaillances du système éducatif. Il y a des élèves qui ont besoin d'une prise en charge adaptée et réfléchie posément par des personnels formés spécialement. Entre ce dispositif et l'accompagnement éducatif, on ne peut que supposer un nouvel avenir encore plus sombre pour les collègues du Rased et pour les élèves qui en auraient tant besoin !

16 janvier 2012

Evaluation positive

Les professeurs seront-ils bientôt évalués (et rémunérés) en fonction des progrès de leurs élèves comme le réclament certains responsables ministériels ?

Si c’était le cas, comme le démontre un chercheur de l’Université de Lausanne, cela serait catastrophique.

En effet, le risque est grand que si le montant de sa fiche de paye dépend des notes qu’obtiennent ses élèves, le professeur soit plus tolérant envers ceux-ci et n’en vienne même à « tricher » en « gonflant » les notes. C’est ce qui a été observé à Atlanta, aux Etats-Unis.

L’alternative ? Une évaluation positive qui permette au professeur de s’améliorer si besoin est, en l’envoyant en formation ou de se valoriser en lui permettant de partager ses bonnes méthodes avec ses collègues.
 

13 janvier 2012

Rentrée 2012 : les prévisions d'effectifs par académie

Les effectifs dans l'enseignement public augmenteraient de 0,04 % dans le premier degré à la rentrée 2012, par rapport à 2011, selon les prévisions du ministère de l'Éducation nationale.

Dans le premier degré, les effectifs augmenteraient de 0,09 % en France métropolitaine mais chuteraient de 0,97 % dans les DOM.

Voici les évolutions du nombre d'élèves dans les académies entre 2012 et 2011, selon les prévisions du ministère. Ces chiffres sont mis en regard avec les suppressions de postes prévues pour la rentrée 2012 par rapport à 2011.

Plus de 0,7 % d'augmentation
:
Montpellier (-1,39 % de postes),
la Guyane (+0,87 % de postes),
la Corse (-1,40 % de postes),
Lyon (-0,9 % de postes)
et Créteil (-0,96 % de postes) (2).

De 0 à 0,4 % :
Nantes (-1,04 % de postes),
Versailles (-0,89 % de postes),
Bordeaux (-1,42 % de postes),
Toulouse (-1,74 % de postes),
Grenoble (-1 % de postes),
Aix-Marseille (-1,62 % de postes)
et Nice (-1,54 % de postes).

De 0 % à -0,7 %
:
La Réunion (-1,14 % de postes),
Rennes (-1,66 % de postes),
Lille (-1,93 % de postes),
Rouen (-1,75 % de postes),
Amiens (-2,27 % de postes),
Reims (-2,13 % de postes),
Orléans-Tours (-1,57 % de postes),
Strasbourg (-2,40 % de postes),
Dijon (-2,21 % de postes),
Besançon (-2,51 % de postes),
Poitiers (-1,63 % de postes),
Limoges (-3,93 % de postes),
Clermont-Ferrand (-2,32 % de postes).

Moins de -0,7 %
:
la Guadeloupe (-4,40 % de postes),
la Martinique (-3,65 % de postes),
Caen (-2,67 % de postes)
et Nancy-Metz (-3,07 % de postes).

12 janvier 2012

Abandon du projet de réforme des rythmes scolaires

Faute de consensus entre tous les acteurs mais surtout par peur de susciter du mécontentement en pleine période électorale, la réforme des rythmes scolaires n’aura pas lieu.
« Aucune décision sur les rythmes scolaires ne sera prise sans qu’il n’y ait de consensus entre tous les acteurs ». C’est en substance ce qu’a dit Luc Chatel annonçant en catimini sur France inter en novembre dernier qu’il abandonnait à l’approche de l’élection présidentielle le projet de réformer les rythmes scolaires.
Les enjeux restent posés et le ministre indique vouloir prolonger le débat.
On pourrait presque penser que finalement tout n'est qu'une question de politique et non pas une réelle réflexion éducative...

Journée Défense et Citoyenneté en 2010

Selon une note de la DEPP, intitulée « Les évaluations en lecture dans le cadre de la Journée Défense et Citoyenneté », 79,6% des jeunes y ayant participé ( hommes et femmes âgés de plus de 17 ans et de nationalité française) sont des lecteurs « efficaces » (- 0,2% par rapport à 2009), 9,6% sont des lecteurs « médiocres »( proportion stable par rapport à 2009), 5,7% ont de très faibles capacités de lecture (+ 0,2% par rapport à 2009), et 5,1% sont en situation d’illettrisme (même proportion qu’en 2009).

La note indique par ailleurs que le pourcentage de jeunes en grande difficulté concerne davantage les garçons (12,6%) que les filles (8,7%). Il est désolant de constater que la proportion des élèves en grande difficulté augmente, en même temps que celle des élèves qui réussissent diminue.

Et ce n’est certainement pas en supprimant des postes et en massacrant la formation initiale des professeurs que l’on pourra inverser la tendance...

09 janvier 2012

Usages numériques et formation des enseignants

Dans la suite du « plan de développement des usages du numérique à l'école » lancé en novembre 2010 et qui prévoit « des partenariats » avec les collectivités, Luc Chatel précise « charge à nous, Éducation nationale, de mettre en œuvre les ressources numériques, encore insuffisantes et qui peuvent apporter beaucoup, améliorer considérablement l'enseignement, et charge à nous de former les enseignants ». « Les collectivités ont la responsabilité de l'investissement » matériel, « toute la logique est de coordonner » les actions menées au niveau des académies.

Le ministre signale que « priorité » a été donnée au nouveau directeur général du CNDP de « développer les ressources pédagogiques [numériques] pour les enseignants », qui « permettent de développer l'autonomie, et une meilleure interactivité entre les enseignants ». Luc Chatel évoque aussi la nomination récente de Serge Bergamelli comme directeur du Cned et de la « volonté » affichée de « transformer » le centre national « en véritable école en ligne ».

Au niveau de la formation des enseignants, en particulier de la formation continue, Luc Chatel signale que « chaque académie s'est fixé des priorités, avec des plans de formation annuels », la répartition des formations se faisant « en fonction des investissements des collectivités ». L'objectif pour le ministère est ainsi que « lorsqu'un équipement numérique est livré, l'Éducation nationale forme » les enseignants concernés par le biais des services académiques.

Il faut tout de même préciser que, dans le cadre du CNED, cette formation a été effectivement proposée aux enseignants monnayant une cinquantaine d'euros ! Ce qui est proprement scandaleux !